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Lundi 10 avril 2006

Il m'arrive, comme tout le monde, de tomber sur les clips de M6, la nuit...

En général, je zappe assez rapidement, mais là, la nullité du morceau m'a tenu en haleine pendant quelques minutes. Il faut dire que c'est une spécialiste du genre : miss Diamant, alias Diam's.

Aprés s'être éclatée avec "DJ" ("Laisse moi kiffer la vibe avec mon mec, j'suis pas d'humeur à ce qu'on me prenne la tête"), la miss revient en force avec "La boulette".

Voici le refrain:

La boulette (extraits)

Alors ouais on déconne
ouais ouais on étonne
nan nan c'est pas l'école qui nous a dictée nos codes
nan nan génération nan nan

 

En cherchant les lyrics sur Internet, je tombe sur une interview de Diam's, qui raconte l'histoire de ce morceau:

"Si c'est le premier single, ce n'est pas un hasard. L'histoire de ce titre est magnifique. La veille de l'enregistrement, je suis en studio et ça ne va pas du tout. Je me prends la tête sur un morceau à connotation sociale, un texte sur les faits divers qui m'a demandé beaucoup de recherche. Je suis saoulée, cela ne me ressemble pas et j'ai l'impression de passer le bac. Bref, rien ne fonctionne et je décide de me casser. Lorsque je reviens le lendemain, les arrangeurs ont passé la nuit en studio sur une instru . J'entends le début et je me dis : "Ça y est ! Ils m'ont fait un morceau mélancolique, tout ce que j'essaye de fuir au maximum en ce moment". Bref, j'écoute mais quand le beat part, je comprends que je me suis fait avoir. Le son me met la pression, obligée de l'honorer et je sais que là-dessus, je vais vraiment kicker. Un putain de moment !"

On comprend mieux la nullité des textes de ce morceau : Diam's écrivait un texte sur les faits divers qui lui a demandé beaucoup de recherche et comme ça lui prenait la tête, elle a préféré écrire "Génération Nan Nan".

Un peu plus loin, je tombe sur les lyrics d'un autre morceau de Diam's : "Me revoilà"

 

"Me revoilà" (extraits)

Je m'appelle Diam's, j'ai 24 piges tu pourras dire que j'exagère
Mais quand on m'donne un son tout l'monde sait qu'j'lui baise sa mère (...)


J'ai tellement fait de featuring que t'as des rides putain d'MC !
Tu cherches des couilles mais elles sont cachées dans mon string !

 

Il ne s'agit apparement pas du morceau à connotation sociale évoqué plus haut mais il faut quand même avouer que la qualité des textes n'a rien à envier à Brassens ou Ferré : "Tu cherches des couilles mais elles sont cachées dans mon string !".

Et en cherchant cette phrase sur Internet, je tombe sur ce dessin, qui résume parfaitement ma pensée...

                                                         

par heriflant publié dans : L'Heriflant littéraire
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Lundi 10 avril 2006

Le Narca est un mouvement musical tout à fait innovant que je vous propose aujourd'hui de découvrir.

Pour vous mettre dans le bain, vous pouvez écouter un track bien fat : Où sont les Truites

Je vous dresserai trés bientôt quelque chose de beaucoup plus complet sur ce mouvement musical qui a failli mettre sur la paille le puissant groupe international de nourriture pour chien Friskies.

Voici les lyrics de ce morceau, d'autres viendront bientôt..

 

"Ou sont sont les truites"  ( © Narca 2003, Heriflant- Fisba)

 

Quand je regarde l'océan, je trouve ça super grand

Et quand je regarde la mer : c'est plus grand qu'une rivière!

L'océan c'est grand, et la mer c'est super...

Mais y a pas de truites dedans, dis-moi à quoi ça sert !

Y a pas de truites dans l'océan, y a pas de truites dans la mer...

Y a pas de truites dans l'océan, pourtant la truite c'est mieux qu'un goéland !

Yo, t'as vu truite? Hier, elle nageait d'une rivière!

- Ah bon ? Pas dans un océan? - Non, non, non, non, non

Où sont les truites? - Pas dans la mer!

T'es au courant? Pour remonter le courant, les truites préfèrent les rivières, voire une rizière....

Si t'es une truite, fais tes prières...

Si comme un goéland, tu veux pas finir dans un océan : une vraie truite reste toujours chez sa mère!

Bien au chaud dans une rivière, dans un ruisseau, dans un lac ou un cours d'eau !

"Superpuissant", tu préfères peut-être la mer mais saches qu'un étang, c'est mieux qu'un océan !

Et quand je regarde la mer : c'est plus grand qu'une rivière

Y a pas de truites, dans l'océan, y a pas de truites dans la mer...

Quand je regarde l'océan, je trouve ça super grand

Y a pas de truites dans l'océan, pourtant la truite c'est mieux qu'un goéland.

 

 

 

 Ecoutez "Où sont les Truites "

 
par heriflant publié dans : L'Heriflant littéraire
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Vendredi 7 avril 2006

 

Vous vous souvenez trés certainement de Pierpoljak, un  ancien punk reconverti dans le reggae dans les années 90'. Il a rencontré notamment un certain succés populaire avec ses albums "Kingston Karma" (1999) et "J'fais ce veux " (2002). Son avant-dernier album, lancé sur la foulée du succés de "J'fais ce que je veux" a quant à lui rencontré un écho plus discret de la part de la presse et du public ("Stim Turban" - 2003). C'est pourquoi Piepoljak se devait de se reprendre pour la sortie de son nouvel album, et lancer un grand coup de massue à l'attention des médias afin de démontrer qu'il était toujours là.

Le mieux qu'il a trouvé, c'est de se raser sa barbe de clodo, et de se la jouer Poetic Lover. Dés lors, on ne manquera pas de souligner l'apparition de groupuscules "pro-barbe" opposés à ce rasage, et l'apparition de groupuscules "anti-barbe", qui se satisfait de la peau lisse de l'ancien contestataire des pratiques douteuses des forces de l'Ordre. Plus généralement se pose la question de l'intérêt de la barbe comme attribut viril de l'homme du 21e siécle ou comme signe distinctif de reconnaissance à une communauté (en l'occurence, la barbe peut constituer un signe de ralliement chez les Blancs qui font du reggae, chez les clodos ou les Péres Noël intermittents du spectacle).

Tout d'abord, il convient d'observer chez le sujet étudié la modification de l'apparence faciale et ses conséquences en termes de pré-jugés sociétaux:

1) Ci-dessous, l'individu se présente avec une barbe déjà bien fournie. Le bandeau, la chemise à fleurs et les dread-locks complétent la panoplie du rasta blanc, qui essaie de faire plus vrai que l'original. Il apparaît clairement que l'individu cherche à se démarquer de la société, en se présentant notamment comme une potentielle menace à l'ordre établi et comme une rébellion systématique aux critéres sociaux. En bref, il apparaît que les chances de ce type d'obtenir un emploi de commercial en appareil auditif pour les personnes en fin de vie sont quasi-nulles.

2) Ci-dessous, l'individu en cours de rasage et de modification d'apparence faciale. Notez le plaisir que cette pratique procure au sujet. Cela peut s'expliquer par le fait qu'une barbe, ça gratte un peu quand même, et qu'au bout de 10 ans, ça doit faire plaisir que quelqu'un daigne vous l'ôter.

 

3) L'individu se présente ci-dessous "sans sa barbe". Deux constatations se dégagent a priori de l'observations attentive de cette photo:

- le sujet apparaît désormais comme politiquement correct. La simplicité de son accoutrement démontre une acceptation quasi-totale du système dans lequel il vit : il ne cherche plus à se démarquer et assume son rôle en tant qu'invidu dans une sphère collective sans avoir à se protéger par une barbe et des valeurs contestataires. Il semble cependant que l'individu recherche au contraire à s'identifier à une nouvelle communauté : celle des artistes de 40 ans bien dans leur peau et qui assument leur part de féminité. La prise de vue en noir et blanc semble souligner ce trait et n'est certainement pas un choix dû au hasard. Par opposition à la première photo, l'individu semble prêt à pouvoir affronter le monde du travail (et notamment la commercialisation des systèmes de climatisation en milieu péri-urbain)

- si l'on observe de plus prés la bouche de l'individu, et notamment la proéminence des tissus buccaux et des structures environnantes (vous avez vu son menton?), on comprend mieux le choix de la barbe au cours de la décennie précédente.

 

                                                          

En conclusion, il convient de souligner l'importance de la barbe dans la composition de tout individu qui en serait paré : cet attribut physique est sans doute celui qui caractérise le mieux un personnage, et qui implique de sa part un véritable choix de vie, voire une profession de foi. C'est ainsi que le chanteur Corbier déclamait en toute lucidité : "Sans ma barbe, quelle barbe!". On comprend aisément cet état de fait, tant il apparaît qu'un barbu est qualifié comme tel par ses contemporains avant même toute considération d'âge, de statut social ou d'orientation sexuelle : on dit plus facilement "Tu connaîs Jean-Claude? Mais si, tu sais, le barbu!" que "Tu connaîs Jean-Claude? Mais si, tu sais, le directeur commercial !". A cela s'ajoute que les barbus sont rarement directeurs commerciaux (eu égard sans doute au poids de la barbe dans la représentation sociale). En revanche, il apparaît que le qualificatif "barbu" vient parfois se conglomérer à l'orientation sexuelle pour qualifier un individu : "Tu connaîs Jean-Claude? Mais si, tu sais, le pédé qui est barbu". Là encore, il convient de constater que les homosexuels sont rarement barbus.

Pour en revenir à Corbier, vous trouverez ci-dessous quelques extraits de sa chanson "Sans ma Barbe", dont la signification des paroles reste encore à ce jour mystérieuse. Je vous en laisse juge.

Brosse à dents barbe à papa,
Ventre à terre Barracouda,
Do à do, Ré à son île
La sardine a l'huile,
Tout le monde a des misères,
La vie a bien des mystères,
Et le cœur a ses raisons,
Moi j'ai de la barbe à mon menton.

Refrain
Sans ma barbe, quelle barbe !
Je suis comme un chien sans puces
Bonjour c'est Milan sans Rémo.
Sans ma barbe, quelle barbe !
Il y a plus de consensus ni de Cuba sans cacao.

(Droits réservés : François Corbier, AB Hits, 1988)


 

 

 

par heriflant publié dans : L'Heriflant littéraire
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Vendredi 7 avril 2006

Pour faire suite à notre article du 5 avril 2006 intitulé "Du bon usage du fil dentaire", un de nos lecteurs nous a fait part des désagréments qu'il rencontrait à l'occasion de l'élimination post-déjeuner de la plaque dentaire. Il rappelle en préalable le poids du jugement social quant au brossage des dents au bureau, qui reste encore considéré aujourd'hui comme ridicule, malgré les fréquentes recommandations de l'Union française pour la santé bucco-dentaire. C'est d'ailleurs sur les conseils de cette association qu'il a choisi, jusqu'à aujourd'hui, de procéder au mâchage systématique de gomme sans sucre aprés les repas.

Si l'action du chewing-gum dans la prévention des caries est démontrée scientifiquement *, notre lecteur affirme que le remède est pire que le mal, car ce mâchage lui confère une sensation de libération rectale trop importante sans compter les désagréments sonores qui lui sont liés (il rappelle à ce titre que les flatulences sont victimes d'un jugement social plus sévére que le brossage des dents au bureau).

Voici ce qu'il nous dit :

"J'ai rencontré un probleme similaire. Ne pouvant pas me brosser les dents apres les repas du midi (car des critères sociaux font que c'est la honte), j'ai décidé de macher freedent, approuvé par l'UFSBD (union francaise pour la santé buco dentaire). Jusqu'ici, c'est plutot attirant: le fantasme de substituer le brossage par qqchose de vachement plus sympa est à portée de main!


Si il existait un union français pour les problemes gastriques, il n'approuverait certainement pas ce chewing gum. Figurez-vous que ça me file des gaz tout l'apres midi..."

Nous abondons dans votre sens, cher lecteur, et vous remercions de donner une justification supplémentaire à l'utilisation du fil dentaire. Si la démonstration établie précédemment n'avait pas convaincu les plus sceptiques, je pense que nul désormais ne doute de l'utilité de cette pratique.

Pour aller plus loin, nous vous donnons ci-aprés une liste indicative des aliments des aliments à éviter pour éviter ce type de désagréments.

Quant à notre lecteur, nous lui conseillons vivement de procéder à une chromatophie gazeuse pour la détermination quantitative des flatulences libérées en milieu professionnel. Si la récolte des gaz rectaux par sonde est reconnue comme étant trés désagréable pour le patient, elle n'en reste pas moins une expérience formidable, à vivre au moins une fois dans sa vie, de préférence en famille.

Nous rappellons à notre lecteur que la libération intempestive de gaz au bureau peut tout à fait constituer une cause valable de mise à pied, et qu'il ferait bien de se méfier.

 

 

 Aliments à éviter en cas de flatulences.

Légumineuses haricots, graines de soja

Choux chou de Bruxelles; chou-fleur; chou rouge, blanc, chinois, frisé;

brocoli

Autres légumes aubergine, poivron, oignons

Noix noix, cacahuètes, noisettes, amandes

Fruits pommes, poires, abricots, prunes, pêches, raisin

Amidon patates, céréales, pop-corn

Aliments surgelés aliments surgelés contenant de l’amidon (p.ex. pommes frites)

Édulcorants artificiels fructose, sorbitol et produits diététiques correspondants

Boissons jus de fruit et de raisin, boissons gazéifiées, bière

* Le fait de mâcher des chewing-gum de protège pas directement des caries car ils ne contiennent aucun principe actif. Par contre, la simple action de mâcher provoque la production massive de salive par les glandes salivaires situées sur les deux côtés intérieurs de la cavité buccale. Et cette salive contient de nombreux antibiotiques naturels qui tuent les bactéries mais qui contient surtout des carbonates qui déacidifient la bouche (les ions carbonates HCO3- inhibent les ions H+ responsables de l'acidité). Ainsi, mâcher du chewing-gum fait saliver, et la salive est le moyen le plus efficace pour tuer les bactéries et ainsi lutter contre les caries. (source : Hugo Etiévant - http://cyberzoide.developpez.com )
par heriflant publié dans : L'Heriflant littéraire
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Vendredi 7 avril 2006

                                              

 

J'étais chez Auchan un mardi soir, aux alentours de 19h, dans le rayon de la bouffe pour pour chat (c'est un raccourci pratique pour aller du rayon des laitages à celui des dentifrices ) quand tout à coup, j'entendis un marmot hurler dans les oreilles de son pére : "Papa, vas y achète le délice de volaille pour  Cartouche"...

Le gamin expliquait notamment qu'il avait vu une pub Whiskas qui disait que si ton chat mange du Whiskas, il allait devenir trés fort, il allait avoir un super poil et qu'il allait devenir plus résistant aux agressions extérieures de la vie quotienne....

 

                                                                     

 

Le pére était assez emmerdé, car le paquet de Whiskas devait certainement coûter le double des croquettes qu'il prenait habituellement, et il ne pouvait pas avouer à son fils qu'il se foutait complétement que son chat ait le poil brillant et qu'il résiste mieux aux agressions extérieures (qui ne s'en fout pas, à part les vieilles filles?)      

 

                                                            

                                         

Le pére eut alors une réaction en tous points remarquables : alors que la moitié des gens aurait cédé au début de caprice de leur enfant afin d'avoir la paix pour le reste des courses, et que l'autre moitié aurait habilement essayé de faire croire que les croquettes Auchan sont encore meilleures que les Whiskas, lui se contenta de dire : "J'm'en branle!" et il saisit la boîte de croquettes la moins chère et la fourra dans son chariot.

 

 Le fils essaya de rétorquer en bégayant : "Mais... Papa? Et Cartouche? "

 

Le pére se contenta de répéter calmement mais fermement : "Je m'en branle !!". Puis il pris son fils par la main, et l'entraîna vers le rayon des surgelés...

 

Avouez que pour voir des cons comme ça, ça vaut le coup de passer dans le rayon de la bouffe pour chat le mardi soir chez Auchan...

 

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