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Dimanche 14 octobre 2007

« --Réponds au duc ! » cria un des gardes en lui arrachant le masque.

 

 

Sans le masque, l’homme était encore plus fabuleux. Quelle beauté ! L’un des gardes le reconnut :

 

 

« -- C’est Zorro ! »

 

 

« --Zorro ? Que fais-tu là mon brave ?», demanda le duc. « En même temps, j’aurais pu te reconnaître même avec ton masque. Bien vu ! Merci d’être venu ! »

 

 

« --Mais non ! Je ne suis pas Zorro » répondit l’homme en noir. « Zorro c’est un livre, il n’existe pas vraiment »

 

 

« --Moi je suis sûr qu’il existe » dit un garde

 

 

« --Qui es-tu alors ? » dit un autre garde

 

 

« --Je suis le marquis de Pissedanle-Gosier ! »

 

 

 

 

 

Les gardes reculèrent de deux pas en poussant un cri !

 

 

« -- Pissedanle-Gosier ! Salope ! » cria l’un d’entre eux.

 

 

«-- Mettez-le immédiatement dans la cellule avec le duc de la Villardinière ! » dit l’un des gardes qui paraissait être le chef. « Maintenant que nous avons les deux traîtres de la nation, nous aurons une énorme récompense. »

 

 

« -- Qui va vous donner cette récompense, bordel ?! » cria le duc pendant qu’on jetait le Comte dans la cellule avec lui.

 

 

« -- A ton avis ? » répondit un garde. « Demande au Comte… »

 

 

Le Duc regarda le Comte stupéfait.

 

 

« --Alors ! Parle ! » dit le duc

 

 

« --C’est le marquis de Sancy… » dit le comte, abbattu.

 

 

CHAPITRE 2

 

 

 

 

 

 

 

 

La nuit commençait à tomber tout doucement sur le pays du Poulet. Avec elle, le froid encore plus dur, plus cru, plus irritant venait rougir les joues de ceux qui osaient rester dehors. Sous son bonnet en poil d’âne, le père Jacky rentrait doucement vers le village de la Villardinière. Il pensait au duc : il espérait qu’il ne lui était rien arrivé et qu’il avait pu rencontrer Enrico sans problèmes. A cette heure-là, ils devraient être tous les deux en train de fuir. Pourvu que rien ne lui fut arrivé !

 

 

 

 

 

Le père Jacky marchait dans la boue. Ca le gênait un peu. Elle était glacée. Il rêvait d’une bonne soupe, et d’une bonne pipe. Le tabac avait toujours été son pêché. Il souriait en pensant à ça. Il marchait en sachant qu’une fois arrivé au presbytère, une bonne grosse soupe au lard l’attendait. Il ferait tremper de gros morceaux de pain dedans, et mangerait le tout avec une grosse cuillère, le gras suintant sur son menton. Ca le réchaufferait. Il ferma un peu plus son grand manteau de laine, enfonça un peu plus son bonnet, et continua sa route.

 

 

 

 

 

Il croisa au loin des gueux, qui cherchait sans doute le duc de la Villardinière. Il fallait la jouer fine. Il s’approcha d’eux.

 

 

 

 

 

« --Bonjour mon père ! » dit l’un d’entre eux

 

 

« --Bonjour mon fils » répondit le père Jacky

 

 

 

 

 

C’étaient de vrais gueux. L’un d’entre eux avait un regard d’une bêtise extraordinaire. Il souriait. Il était né pour ça. Il allait vivre une vie entière à sourire, bêtement. Peut être même qu’il se reproduirait en copulant avec une gueuse du coin, celle qui a la chatte qui pue. Quel fils de pute !

 

 

 

 

 

« -- Où allez-vous comme ça mon père ? »

 

 

« -- Je suis allé aux champignons »

 

 

« -- Mais il n’y a rien dans votre panier »

 

 

« -- Vous n’avez même pas de panier » reprit un autre gueux

 

 

« -- Oui, des types dans votre genre me l’ont dérobé il y a cinq minutes. Je suis dégoûté ; j’avais ramassé force ceps et girolles. J’allais m’exploser la panse à en chier des hérissons ! »

 

 

« -- Quel manque de sécurité tout de même ! Aviez-vous ramassé des Pieds de Mouton ? C’est très bon ! »

 

 

« --Oui, mais ça fait les selles noires ! » reprit un autre gueux

 

 

« --Et alors ? Noire ou marron, ça n’a pas d’importance ! C’est la texture qui compte ! » répondit l’autre paysan

 

 

« -- L’odeur aussi. Moi j’aime quand elles sentent très fort ! » dit un autre

 

 

« -- Bien je vais vous laisser mes fils, si vous croisez les types qui ont volé mon panier, venez me le dire » dit le curé en commençant à partir.

 

 

« -- Bien mon Père » dirent tous ensemble les gueux

 

 

« -- Au revoir mes fils »

 

 

Puis le père Jacky se mit à penser : « Mes fils, mes fils… Fils de pute ouais ! »

 

 

 

 

 

Et il leur tourna le dos et marcha en direction du village de la Villarinière, les pieds dans la boue, bien que cela le dérangeait. Il entendit derrière lui, au loin, les sabots d’un cheval au galop. Il se retourna à nouveau. Les gueux étaient un peu loin de lui à présent, et un messager du Baron – le père Jacky le reconnu au fait que son cheval était teinte en rouge – arrivait à toute allure. Ca sentait mauvais pour le duc, comme une grosse merde dans un vieux slip ! Il s’approcha pour entendre ce que dirait le messager.

 

 

 

 

 

« -- Le duc ! Le duc de la Villardinière ! Cet enculé ! Ce violeur d’animaux ! Ce mangeur d’excréments ! On l’a enfin arrêté ! La révolution est en marche camarades !!! » On va enfin pouvoir sortir nos chiens tranquillement ! » criait-il sur un ton enjoué

 

 

Le père Jacky s’étouffa. Le duc avait été fait prisonnier. Mais où ? Il posa la question au messager :

 

 

« -- Et où est-il prisonnier, messager ? »

 

 

« -- A la geôle du village de l’Hervé. Il va en prendre plein les tripes. Haha ! »

 

 

 

 

 

Le curé eu l’air désabusé. Comment le sortir de là ? Il avait promis à Yvette qu’il n’arriverait rien à Godefroy. Et Yvette sait récompenser de la meilleure manière ceux qu’elle estime.. Il dit alors :

 

 

« --Bien, et bien moi je rentre au presbytère ! Bonne journée à vous, gentils damoiseaux. Si l’un d’entre vous veut se faire confesser, je suis là où vous savez. Sur ce… » Et il tourna les talons.

 

 

 

 

 

Le curé avait un plan : prendre le chemin du village de l’Hervé, sans se faire voir et trouver Enrico. A eux deux, ils pourraient sans doute libérer le duc...

à suivre à votre demande (c'est de plus en plus lourd)...

 

 

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Jeudi 18 mai 2006

Voici les poèmes reçus à ce jour... Les immortels de l'Académie tremblent dans leurs culottes de vieux qui puent la pisse!

 

Pour tout dire, j'ai besoin de votre aide pour trancher et désigner qui est le gagnant de ce mois. Laissez quelques commentaires pour m'aider à choisir...

 

Le chien, le loup, la fin.

   

C’est dans cette forêt adroitement touffue

Que j’ai croisé ces quadrupèdes

L’un était un malotru

L’autre rêvait d’être palmipède

   

C’est ainsi que se conclu ce verset,

Bien qu’à peine commencé

Ici, il doit se terminer

Car son milieu se trouve après.

 

 Si ce poème est si décousu,

 

C’est parce que jamais il ne sera conclu

Et sa particularité se trouve dans le fait

Qu’il se trouve dans ton cul.

 

 Gegette

 

   

(école d’ingénieur style)

 

 

 

LE CHIEN LOUP (garou) 


La pleine lune venant, tu sors tes crocs

Tes poils se hérissent et t'emportent dans la pénombre

Tout cela appuyé par un regard des plus sombres

 Pour qu'in fine on te dise que tu ressemble à Pierre Alain Frocs.
 

Lemani

 

Entre chien et loup 


De la lumière me blafarde le visage,
l'horloge dit 8 heure, le matin est sage.
Embrumé, je sors doucement de mon vomi,
c'était une bonne fête entre amis.
Maintenant, plus de nuit, pas encore de jour.

Mon boulet de pote entre, chiant et lourd,

ce foutu petit morveux baveux de Louis
a sacrément baisé à travers champs et lys
avec des tonnes de pouffiassalopes saoules,
qui avaient fort gros seins et palpitantes moules.
Pendant qu'aux chiottes, pour moi, quelle chienlit!
J'évacuais mes litchis farcis au chili.
J'ai vraiment vraiment pas de chance, je chie lent.
Et ma soirée est tombée dans un trou béant.

Mais un envoûtant parfum entre, lent et doux,

c'est Chimène, plus resplendissante que tout.
Un délicieux plat au chou elle a préparé.
Elle me dit, avec son joyeux air de fée :
"Pour se débarrasser des malaises gastriques,
les légumes sont un remède magnifiques!
Oh mon amour, j'aimerais qu'entre toi et moi,
ce chou, un symbole de lien éternel, soit.
Tu es beau et rassurant tel un chien-loup. Viens!
Je t'aime, accepte, s'il te plaît, ce chou-lien."

Il m'est apparu, là, dans ses si jolis yeux,
qu'avec elle, pour toujours, je serais heureux.

8 heure, la période entre chien et loup,
instant ambigu où tout peut arriver, tout.



Réchèr

 

 

Le loup est un chien : il digère et il bande

 

Toi le loup au petit matin

Un petit agneau tu laissas sur le chemin

Inanimé, blessé, la tête dans tes intestins

Et tu digères

  Fourberie, oh fourbe, rit

Tu voles dans ma bergerie

L’œil avide tu prends mes brebis

Et tu bandes

 

Moi le berger, oh non jamais

Te laisserai en paix

Je te tuerai pour tes larcins

Et oui le loup tu es un chien

 

 

El Tito

 

 

Entre
 
Entre!
Entrez chiens chiots chattes !
Entrez truites tritons truies !
Entrez saumons savates salamandres !
Entrez loups louveteaux loutres !
Entrez chatons matous et rats d'égouts !
Faites place aux biches, elles vous bichoneront !
Que la fête commence ! Que le déluge fond !
Le tapir-jockey se faufile, très royal entre chiens et loups
Son long museau sur le vinyl, scratche un son trop funky
« Derrière mon loup, je fais ce qu'il me plait, me plait, devinez devinez qui je
suis »
 
Noé

 

Le loup et le chien

Un Loup n'avait que les os et la peau,
Tant les chiens faisaient bonne garde.
Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau,
Gras, poli, qui s'était fourvoyé par mégarde.
L'attaquer, le mettre en quartiers,
Sire Loup l'eût fait volontiers ;
Mais il fallait livrer bataille,
Et le Mâtin était de taille
A se défendre hardiment.
Le Loup donc l'aborde humblement,
Entre en propos, et lui fait compliment
Sur son embonpoint, qu'il admire.
"Il ne tiendra qu'à vous beau sire,
D'être aussi gras que moi, lui repartit le Chien.
Quittez les bois, vous ferez bien :
Vos pareils y sont misérables,
Cancres, haires, et pauvres diables,
Dont la condition est de mourir de faim.
Car quoi ? rien d'assuré : point de franche lippée :
Tout à la pointe de l'épée.
Suivez-moi : vous aurez un bien meilleur destin. "
Le Loup reprit : "Que me faudra-t-il faire ?
- Presque rien, dit le Chien, donner la chasse aux gens
Portants bâtons, et mendiants ;
Flatter ceux du logis, à son Maître complaire :
Moyennant quoi votre salaire
Sera force reliefs de toutes les façons :
Os de poulets, os de pigeons,
Sans parler de mainte caresse. "
Le Loup déjà se forge une félicité
Qui le fait pleurer de tendresse.
Chemin faisant, il vit le col du Chien pelé.
"Qu'est-ce là ? lui dit-il. - Rien. - Quoi ? rien ? - Peu de chose.
- Mais encor ? - Le collier dont je suis attaché
De ce que vous voyez est peut-être la cause.
- Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
Où vous voulez ? - Pas toujours ; mais qu'importe ?
- Il importe si bien, que de tous vos repas
Je ne veux en aucune sorte,
Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor. "
Cela dit, maître Loup s'enfuit, et court encor.

 

Jean de la Fontaine

 

 

 

 
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Jeudi 11 mai 2006

C'est bientôt la fin de notre concours de poésie, qui s'achévera trés précisement le 15 mai.

N'hésitez pas, faites comme cette créature : laissez-vous tirer par le démon de la poésie et élevez ainsi votre esprit vers les cieux.

 

                                 

 

 

Pour participer, envoyez votre poéme à heriflant@hotmail.fr. Plus d'infos en cliquant à droite...

 

 

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Vendredi 14 avril 2006

"Tout poème naît d'un germe, d'abord obscur , qu'il faut rendre lumineux pour qu'il produise des fruits de lumière."

C'est ce que nous disait René Daumal en parlant de la poésie. Je vous propose donc de faire germer vos bulbes à l'occasion d'un concours de poésie. Puis je récolterai les fruits de lumière, et puisque tout travail mérite salaire, un T-shirt de la gamme Heriflant saison printemps-été 2006 est à gagner.

Pour jouer c'est trés simple : faites moi parvenir vos contributions à l'adresse heriflant@hotmail.fr sous la forme et la longueur qui vous plairont. Le seul impératif est que le titre de votre poème est imposé.

Et pour ce premier concours, le titre imposé est :

"Le chien-loup"

 

Evidemment, vous pouvez transformer ce titre pour l'adapter au sens que vous voulez donner à votre poème, par exemple : "le chien et le loup", "le chien est un loup pour le chien", le chien est plus con que le loup".

Voic quelques exemples de T-Shirts qui sont à gagner :

 

 

 

        

              "Truite saumonée"                                        "Canadian Flavor"

 

           "Une tondeuse au soleil"

Les résultats du concours seront connus aux alentours du 15 mai 2006. Les meilleurs poèmes seront publiés  sur ce blog.

Lancez-vous!

 

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Appel à chroniqueurs : Je change d'orientation professionnelle la semaine prochaine... Les horaires ne me permettront peut être plus d'alimenter le blog en articles à la con, en nouvelles débiles ou en "Qui est ce connard". Si vous voulez écrire des trucs, prévenez moi par mail. Je diffuse tout.


Herifastuce: en cliquant sur le titre, vous revenez à la page d'accueil.  Par ailleurs, s'abonner au fil RSS permet de savoir quand un article vient de paraître...


 

 Pour ceux qui aiment lire

Une nouvelle de R. Simmons est dispo en intégralité dans la rubrique "La Chambre"

Enfin, je suis ouvert à toutes propositions de textes, photos, musique ou quoi que ce soit que vous souhaiteriez diffuser sur mon blog.

Je diffuserai cela dans les articles "Le texte d'un autre"...

heriflant@hotmail.fr

 


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