N’ayant plus vraiment le temps pour l’instant de vous abreuver en Connards et autres fantaisies, je vais me contenter, comme la plupart des blogs, de vous écrire un billet d’humeur.
Il y a plein de choses sur lesquelles je pourrais disserter : la défaite de Lyon hier, la victoire de Lyon samedi (j’étais au stade de France, c’est un bon sujet, non ?), la politique,
mes derniers achats, mes dernières lectures, le dernier film vu, et le dernier truc que j’ai détesté.
Bon alors OK : j’ai acheté des Uncle Scrooge US sur Amazon. Uncle Scrooge, c’est le Picsou magazine américain, sauf que le papier est d’une hyper bonne qualité, qu’il n’y a pas de publicité,
et que ça ne s’adresse bizarrement pas à un public très enfantin (un peu comme les Tintins, ici).
Ce qui est bien chez Amazon, c’est qu’il n’y a pas frais de port. Donc si vous commandez un truc aux USA, c’est le même prix que là-bas, et même moins chez car l’Euro est fort en ce moment.
Comme sur la plupart des blogs, je vais me permettre de manifester mon contentement par la phrase « Que du bonheur ^^ »
J’ai ensuite fait des achats chez Zara, de cravates, chemises, et autres conneries nécessaires dans le cabinet d’avocat dans lequel je travaille (je commence à dévoiler un peu ma vie, pour gagner
des lecteurs)
Pourquoi Zara ? Parce qu’avec mes horaires à la con, je ne peux pas me rendre chez mes adresses habituelles. Je pourrais y aller le samedi, mais le samedi, ces connards font le Shabbat.
La différence entre les vendeurs de chez Zara et les vendeurs de ces boutiques est hallucinante. La population de vendeurs Zara est composée de fiottes d’une part, et de racailles stylées,
d’autre part. « Franchement, la cravate, elle va trop bien ! »
Par ailleurs, la population de clients dans cette enseigne est incroyablement féminine, y compris dans le Zara homme dans lequel je me rend.
Je ne peux pas m’empêcher de penser que se faire acheter ses fringues par sa copine ou son épouse est un abandon définitif de la volonté de vivre une relation de couple équilibrée. J’imagine que
ces hommes là se font gronder quand ils rentrent du travail avec une tâche.
J’ai également du mal à imaginer Paul Newman ou Robert Redford porter des chemises achetées par leur compagne, qui se sont rendues en bande de filles dans un Zara. « Oh, ça, ça irait bien à
chouchou, non ? »
Paul Newman, Robert Redford et Jean-Paul Belmondo de la belle époque étant pour moi des modèles que chaque mâle devrait s’efforcer de suivre.
Allez, encore un petit truc pour la route. Hier je me suis rendu chez une Renarde (qui se reconnaîtra) pour assister à la télédiffusion de la rencontre de football. Or cet homme renardesque ne
tient pas ce sport en estime. Je tiens à le saluer.
A la fin de la diffusion, je me suis mis en tête de saisir quelques instants musicaux sur mon I-pod.
Que ce soit clair, le prochain qui me parle de technologie, de « bête » numérique, et autres saloperies, je l’appuie.
Pourquoi ? Parce que bordel de putain de chatte, tout ce que je veux, c’est prendre un peu de musique, un vieux truc de Duke Ellington, le premier album des Sages Po’, et un live de Fela.
Et tout ce que je ne veux pas, c’est me prendre la tête à comprendre comment fonctionne I Tunes.
Alors le prochain qui évoque la qualité de son lecteur MP3 sans préciser ce qu’il y a mis dedans, je lui collerai un poivron dans l’œil, et je l’insulterai copieusement.
Ca me fait penser à ces Skyblogs dans lesquels la passion des gamins qui écrivent dedans est de graver des DVD.
On est vraiment dans une société de merde !
Et toi, tu es vraiment un gros connard !
Bref, voilà, cet article a été écrit d’un trait, sans relecture, il s’agit d’un dégueuli de mon esprit, une éjaculation de mon cortex.
Je pourrais en écrire des tonnes et des tonnes de ce genre de papier. Mais au bout d’un moment, ça brise la burne de mon lecteur.
Alors je lui rend sa liberté.
File, pauvre bête, va sur les autres blogs de la Toile, et n’oublie pas que Petrucciani n’est pas qu’un nain moche, mais qu’il peut te permettre de sourire un peu dans les galeries souterraines
que tu empruntes pour aller travailler.
Abonne toi à Picsou magazine, mange des sandwichs avec du pain lavash, du chutney de mangue et du poulet épicé, achète tes fringues chez les Juifs de la rue du Temple, assorti ta cravate avec les
rayures de ta chemises, bois ton café sans sucre, et ristretto, tôt le matin, pour avoir tes intestins en vrac jusqu’au sandwich, répon au téléphone en disant d’abord ton nom (« Alain
Renard, j’écoute »).
Sois un gros connard, va voir les films qui te plaisent, écoute la musique que tu aimes et sois influent sur ta propre vie.
J’insiste un peu là dessus après la lecture du blog de Spike, (jungle-boogie), dont le dernier article me paraît légitime.
Merci Spike.
(billet non relu, écrit en 12 minutes)