J’ai décidé d’écrire une connerie à toute allure, sans aucune raison, sans explication, sans volonté de bien faire :
«
- Jette toi à terre, Michel ! A terre !
- Au secours !
Le feu commençait à pénétrer dans l’appartement ; les flammes léchaient le plancher sournoisement, laissant entendre que le sol ne serait plus vraiment sol dans quelques minutes. Les
craquements épouvantables, la fumée, la chaleur… tout cela faisait dire à Joël :
- Jette toi à terre, Michel ! Bordel, jette toi !
Michel était terrifié. Il n’osait plus faire un geste, il semblait paralysé. Soudain, dans un vacarme terrible, les flammes redoublèrent de volume et un grand souffle se fit ressentir, ce qui
laissait craindre le pire à Joël.
- On va prendre un coup de grisou, Michel… Un coup de grisou !
Tout à coup, un bourdonnement terrible contraint les amis à se prendre les oreilles, à fermer le yeux et à attendre que cela se passe.
Le bruit était assourdissant, grave, pénétrant. Les murs se liquéfiaient, et prenaient une étrange couleur rouge. Une fumée très noire commençait à se répandre, aussi épaisse que de la lave en
fusion, aussi brûlante.
Joël ouvrit les yeux un instant. Ce qu’il vit à cet instant, des milliard d’hommes en avaient parlé, sans jamais l’avoir vu.
La peur qu’eût Joël fut si vive qu’il sentit son estomac se contracter comme une crampe ; il se sentit profondément vulnérable, et sentait le sol se dérober sous ses pieds.
Devant ses yeux, le Malin. Le diable, Lucifer, Satan, Belzébuth… Joël plissa les yeux pour l’observer de plus prés : il était couvert d’un poil rude, épais comme celui d’un sanglier, ses
yeux étaient brûlants et rougis comme de la braise, son regard enfin était terrifiant. Il portait un gilet sans manche, et un col roulé blanc.
- Salut les mecs ! dit-il
- Bonjour, répondit Joël
A cet instant, Michel ouvrit les yeux.
- Monico, comment vas tu vieille branche ? dit-il en s’adressant au diable
- Tu le connais, demanda Joël.
- Tu parles que je le connais, répondit Michel
Le diable se mit à sourire bêtement, vraisemblablement gêné par ce que venait de dire Michel
A cet instant, le rédacteur de cette histoire reçoit un coup de fil. Il décroche, dit « Oui…. Oui….D’accord » puis raccroche.
Le diable souriait toujours bêtement, attendant que l’auteur veuille bien lui mettre quelque chose dans la bouche, afin d’écourter cette situation un peu ridicule.
Mais l’auteur trouvait cette situation assez confortable, car elle lui permettait d’écrire une phrase l’une après l’autre, sans forcément se souvenir de ce qu’il avait écrit au début. Il décida
donc de lui faire dire :
- « J’ai les plus grosses cuisses du championnat ! »
Michel et Joël se regardèrent, consternés. Ils ne comprenaient pas le sens des propos du diable. Comment ? Venir du fin fond des entrailles de la Terre, provoquer un incendie, ravager toute
une maison de ses flammes, de sa fureur, de sa légende, tout ça pour venir et dire :
- « J’ai les plus grosses cuisses du championnat !»
Le diable lui même était dégoûté. D’autant plus que le téléphone sonnait à nouveau, et que cette histoire allait probablement s’achever sur ce qui resterait pour lui, en tout état de cause, un
déshonneur profond.
- « J’ai les plus grosses cuisses du championnat !», répéta-t-il en criant.
Pourquoi ces cris, se dit-il… L’auteur abuse complètement. Tu veux un café ? Ouais, j’arrive.
L’histoire ne pouvait plus durer. Il fallait une chute… Alors la chute, se dit l’auteur, sera la réponse au jeu du connard :
Il fallait trouver :
- Edouard Balladur : le kebab contesté est la ville de Smyrne, sur la carte, devenue Izmir,
ville de naissance de Balladur
- Evelyne Thomas : cette Marianne a eu une fille, Lola (ET a servi de modèle à Marianne, pour
les bustes dans les mairies.. La République s’effondre )
- Guy Montagné : un copier coller permettait de touver une cocoricoco girl, épouse du
gentilhomme
Chapeau à M, qui a trouvé… Je mettrai bientôt les photos qui ont servi au montage. D’ailleurs, à ce sujet, je tiens encore à remercier Scuba (qui a désormais un blog, allez y)
Le diable était dépité… Quelle fin d’histoire ridicule ! L’auteur, dans un geste de tendresse, lui fit dire :
« Il y a deux mouches sur une merde, l’une d’entre-elle pète, et l’autre lui dit : Putain, t’es chiante, on est à table quand même ! »
Michel ne put retenir un petit rire, à l’énoncé de cette blague. Joël lui donna un coup de coude.
« Un peu de respect, c’est le diable, quand même »…